ANETH

BASILIC FIN VERT
BASILIC a GRANDES FEUILLES
BASILIC POURPRE
BERGAMOTE
BOURRACHE
CERFEUIL
CIBOULETTE
CORIANDRE
ESTRAGON
LAURIER
LIVECHE
MARJOLAINE
MELISSE
MENTHE
OSEILLE
PERSIL FRISE
SARRIETTE
SAUGE
SOUCI
SUREAU
REGLISSE
ROMARIN

THYM
VERVEINE

LES HERBES ET LA SANTE...

La croissance de popularité des herbes "médicinales" semble s'expliquer par une insatisfaction générale à l'égard des substances pharmaceutiques et des matières synthétiques, auxquelles l'on préfère les matières naturelles et les techniques artisanales.
On a pu vérifier les effets bienfaisants des vieux remèdes à base de plantes fraiches ou séchées, administrés sous forme d'infusions, de cataplasmes ou de décoctions ; mais si leur méthode d'application est simple, leur posologie l'est moins dans la mesure où ils étaits élaborés non seulement pour une maladie donnée, mais pour une personne précise.
Des études sont en cours en Amazonie, où les chercheurs se penchent sur les principes actifs des plantes utilisées par les indiens et qui s'appliqueraient au traitement de certains cancers et d'autres maladies "modernes" encore difficilement soignées et encore moins éradiquées par les procédés chimio-thérapiques de la médecine "moderne".

La trace de l'utilisation médicinale des herbes peut être attestée depuis - un herbier chinois datant de près de 5 000 ans, et de papyrus égyptiens datant de 2 800 av. J.-C.signalent l'usage curatif qui peut être fait des plantes comme la menthe, la marjolaine (origan) et le genévrier. Par la suite, les médecins grecs assimilèrent les connaissances des égyptiens, dont le célèbre Dioscoride - un médecin militaire du premier siècle de notre ère. Son catalogue de 400 plantes curatives, décrites en détail dans quatre ouvrages, est probablement la plus fameuse materia medica de tous les temps, et durant les 1 500 ans qui suivirent, sa pharmacopée fit référence auprès de toute la médecine européenne.

Durant des siècles, les médecins ont entièrement dépendu des préparations galéniques à base de plantes pour soigner leurs patients, à l'exception de certains d'entre eux - notamment Hippocrate - qui mettait l'accent sur l'importance de l'hygiène et de la "diététique". Les médecins se devaient donc d'être botanistes, voire jardiniers. Jusqu'au moment où la connaissance médicale devint, en Europe, l'apanage des ordres religieux - comme elle avait été celui des prêtres de l'Egypte pharaonique - elle le resta durant des siecles : chaque monastère possédait son propre jardin de plantes médicinales.