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L'ABRICOT
L'arbre
L'abricotier est un arbre fruitier relativement petit, vivant à l'état sauvage de l'Iran à la Mandchourie. En Chine, il est cultivé depuis 4000 ans. Dans toute l'Europe, des vergers entiers lui sont consacrés en climat tempéré et méditerranéen.
Ce sont les fruits et leur amande que l'on emploie pour des pratiques tant médicinales, qu'alimentaires ou magiques. Les médecins arabes prescrivaient l'huile extraite des noyaux d'abricot pour soigner les hémorroïdes, les maux de nez et d'oreille.
Dans la pratique populaire on l'utilise bien mûr en masque de beauté reconstituant, nourrissant et adoucissant

Histoire et culture
Les textes d'Égypte et de Babylone, la Bible, ne font aucune mention de l'abricot. Selon Pline l'Ancien, l'abricotier serait originaire de Mongolie d'où les caravanes chinoises l'auraient apporté jusqu'au royaume des Parthes sur les bords de la mer Caspienne. Là, il serait devenu l'arbre emblématique de l'Arménie et se serait répandu en Europe, d'où son nom scientifique d'espèce : "armeniaca". Sa culture se propagea d'Arménie en Grèce, puis en Italie vers le milieu du Ier siècle de notre ère. Romains et Arabes l'emportèrent ensuite dans leurs bagages de conquérants. Son fruit est symbole du sexe féminin. On raconte qu'Eudoxie, impératrice d'Orient, scandalisait l'Église byzantine par son luxe et ses débauches ; lorsqu'elle exila de Constantinople le patriarche Jean Chrysostome, le peuple assiégea son palais et le bombarda... d'abricots. À la Cour de France, le rébus, déjà à la mode durant toute la Renaissance, devint une véritable manie sous le règne d'Henri III : "mignons" et duchesses rivalisaient d'esprit pour y introduire le mot abricot à des fins de marivaudage d'un goût souvent assez douteux. Finalement la Reine se fâcha et fit interdire l'emploi du nom de ce fruit. D'innombrables recettes de charmes ou de philtres incluent pulpe ou essence d'abricot pour susciter la passion amoureuse;

 

L'huile de noyau d'abricot est composée de 90% d’Acides Gras Insaturés.

Très équilibrée, ces A.G.I. sont pour 2/3 des acides oléiques et pour 1/3 des acides linoléiques.

Elle est émolliente et nourrissante.

Elle convient pour les massages

Elle revitalise les peaux atones et fatiguées

Lorsqu’il atteint son degré optimal de maturité, l’abricot se présente comme un fruit d’une belle couleur orangée, légèrement juteux et bien tendre.

Sa teneur en eau (85 %), est comparable à celle des autres fruits frais. Son “moelleux”, très spécifique, dépend de la nature de ses fibres. Celles-ci, abondantes (2,1 mg pour 100 g), sont en effet constituées pour moitié par des pectines : ces substances ont la propriété de se gonfler facilement d’eau (et aussi de former un gel, après chauffage, ce qui est mis à profit pour la préparation de confitures). Les autres fibres sont des celluloses et surtout des hémicelluloses tendres

La saveur de l’abricot provient de composés caractéristiques de ce fruit (notamment des esters d’alcools aromatiques, et des aldéhydes). Elle est liée aussi au rapport sucres/acides organiques : ce rapport est de l’ordre de 8 (assez bas, proche de celui de l’orange), et qui confère à l’abricot des qualités rafraîchissantes incontestables.

Les glucides (sucres) se situent à un niveau moyen pour un fruit, de 10 g pour 100 g en moyenne (avec cependant des extrêmes allant de 7 à 13 g !). Il s’agit pour l’essentiel de saccharose (60 % du total des glucides), le reste se répartissant entre glucose, fructose, ainsi que de petites quantités de sorbitol (un sucre-alcool que l’on ne trouve que dans certains fruits).

Les acides organiques naturels sont, eux, abondants : ils atteignent 1,4 g aux 100 g, taux intermédiaire entre celui du pomelo et celui de l’orange. L’acide malique représente plus de 70 % du total, et l’acide citrique la quasi-totalité du reste (on ne note que des traces d’acides organiques plus rares, tels les acides succinique, malonique, oxalique, chlorogénique, quinique ou encore salicylique...).

L’apport énergétique de l’abricot ne dépasse pas 47 kcalories aux 100 g (soit 196 kJoules). Ainsi, un abricot de taille moyenne pesant 65 g (ce qui donne un poids net comestible de 60 g) fournit moins de 30 kcalories !

Cette énergie est apportée essentiellement par les glucides (4 kcalories au gramme) et les acides organiques (2,4 kcalories au gramme d’acide maligne). Les autres constituants énergétiques (protides et lipides) ne sont présents qu’en faibles quantités (respectivement 0,8 g et 0,1 g pour 100 g d’abricot).

La couleur orange soutenu de l’abricot est due à des pigments caroténoïdes, et notamment au carotène, doté de propriétés vitaminiques (il s’agit de provitamine A).

La teneur en carotène varie en général entre 1,5 et 3 mg aux 100 g (plus la couleur est intense, plus la teneur est élevée). Cela place l’abricot parmi les fruits “champions” pour la provitamine A, au même rang que la mangue ou le melon.

Les taux des autres vitamines atteignent leurs valeurs maximales lorsque l’abricot est à parfaite maturité.

On relève pour la vitamine C des chiffres de 5 à 15 mg aux 100 g, avec une moyenne de 7 mg aux 100 g (ce qui est comparable aux teneurs de la pêche, de la poire ou du raisin). Pour les vitamines du groupe B, les taux sont proches de ceux de la plupart des autres fruits frais : 0,04 mg de vitamine B1 ; 0,05 mg de vitamine B2 ; 0,6 mg de vitamine B3 ; 0,3 mg de vitamine B5 ; 0,07 mg de vitamine B6 ; 0,007 mg d’acide folique (vitamine B9). On relève aussi 0,7 mg de vitamine E.

Avec une teneur globale de plus de 600 mg aux 100 g, l’abricot fait partie des fruits riches en minéraux (il se situe juste après la banane, et avant le raisin ou l’orange, pourtant réputés pour leur bon apport minéral).

C’est l’un des fruits le mieux pourvu en potassium, avec une teneur moyenne de 315 mg aux 100 g. Le fer atteint, lui, 0,4 mg aux 100 g, mais peut parfois dépasser 0,6 ou 0,8 mg. Phosphore, magnésium, calcium sont aussi bien représentés. Enfin, de nombreux oligo-éléments ont été identifiés dans l’abricot : cuivre, manganèse, zinc, molybdène, ainsi qu’à l’état de traces : du fluor, de l’iode du cobalt et du sélénium.