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légumes, tout comme les fruits, n'ont pas toujours existés
tels que nous pouvons nous les procurer de nos jours. Aux variétés
indigènes peu nombreuses, se sont ajoutées celles
venues du Nouveau Monde qui ont été acclimatées
avec succès sous nos latitudes.
Sans
cesse améliorés pour satisfaire aux exigeances du
consommateur et répondre aux règles, parfois drastiques
de l'Union Européenne, les légumes du XXIe siècle
sembleraient retrouver leurs "racines" en étant
cultivés de façon plus traditionnelle : c'est l'ère
du biologique, de l'agriculture raisonnée, mais à
quel prix ? |
Etalage
de légumes par Pieter Aertsen |
mardi
6 novembre 2001, 11h30
Les
fruits et les légumes au coeur de la campagne...(de presse)
Et si vous mangiez au moins 5 fruits ou
légumes par jour ? Qu'ils soient crus ou cuits, frais ou
surgelés ou même en conserve, c'est tout bon...
Le ministère délégué
à la santé se donne cinq ans pour augmenter la consommation
de fruits et légumes en France. Voilà en tous cas
l'un des objectifs prioritaires du plan quinquennal Nutrition
Santé. Car plus de 60% des Français consomment chaque
jour moins d'une portion et demi de fruits et moins de deux portions
de légumes (pomme de terre exclue) !
En
collaboration avec l'Assurance Maladie et le Comité français
d'Education pour la Santé (CFES), le ministère entend
valoriser l'effet protecteur des fruits et légumes sur
la santé. En particulier leurs propriétés
anticancéreuses, grâce par exemple aux vitamines
A et C. Que l'on trouve en abondance dans les carottes, les choux-fleurs,
citrons, tomates et autres oranges...
Dès demain, cette campagne de promotion diffusera des repères
de consommation. Lesquels nous donneront, pour chaque aliment,
les informations permettant d'évaluer ses bénéfices
pour la santé et leur impact sur la prévention de
certaines pathologies. En attendant, vous pouvez
d'ores et déjà retenir que fruits et légumes
se consomment sans modération...
Source
: CFES, 30 octobre 2001
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Les
"légumes et fruits autochtones" sont relativement
peu nombreux dans notre alimentation actuelle. Que ce soit durant
l'Antiquité, les Croisades, le Moyen-Age, la Renaissance
et surtout le XIXème siècle, nous avons toujours cherché
de nouvelles sources d'alimentation et donc de nouveaux légumes,
fruits, plantes, herbes ou épices.
C'est
ainsi que l'épinard, l'aubergine, la prune, la tomate, le
haricot, l'abricot, le topinambour,
.et surtout la pomme de
terre ont été introduits.
Par ailleurs, les paysans et
le monde rural ont toujours développé une activité
de polyculture importante, qui leur a permis de sélectionner
les espèces et les variétés qui convenaient
le mieux à leur besoin.
Au
fil des années et des siècles, tous ces végétaux
se sont adaptés à chaque biotope et ont donné
une multitude de variétés locales, comme le haricot
Tarbais, la citrouille d'Eysines, la tomate de Marmande, etc
Etant
fondé sur des variétés "auto-fertiles"
et des techniques de greffages, ce mouvement de "bio-diversité"
s'est largement développé. Il a connu sa plus grande
dimension avec la diffusion de nombreux ouvrages et catalogues,
durant la fin du XIXème siècle.
Depuis les années 60,
la généralisation des moyens de transports, la concentration
industrielle, les impératifs de stockage et de productivité,
l'exode rural, les effets de mode et de sélections commerciales
éliminent de nos assiettes, de nombreuses variétés
ou espèces de légumes et de fruits anciens.
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